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Essai FERRARI 488GTB

Publication : Jui 07th, 2016

40 ans après la 308 GTB, rendue célèbre par le héros de la série télévisée « Magnum », Ferrari lâche un nouveau pur-sang nommé 488 GTB : 670 ch et deux turbos, une première depuis la sulfureuse F40. A son volant, la tempête souffle fort, très fort même.

Chronique d’une mort annoncée. Ferrari enterre son V8 atmosphérique ! Définitivement. Un chapitre se tourne, la suralimentation fait inexorablement son entrée dans la 488 GTB. Il y a deux ans déjà,
Jean-Jacques His, l’ex-génialissime-directeur du département «Motorisation» de Ferrari l’avait laissé supposer pour l’élaboration des futures berlinettes à moteur central.

L’ingénieur français, pourvoyeur de génie de mécaniques transalpines, avait pourtant réussi l’exploit d’obtenir 605 ch dans un V8 atmosphérique, sans augmenter la cylindrée, pour propulser la sauvage et fantasmatique 458 « Speciale » !

 

Un V8 plus puissant et moins gros

 

ferrari 488 gtb1
Dopé par deux turbos, le moteur V8 3.9 de la nouvelle Ferrari 488 GTB délivre 670 ch à 8 000 tr/min. Son couple : 760 Nm à 3 000 tr/min.

Pour gagner encore quelque 65 ch supplémentaires, la 488 GTB a dû logiquement passer à la suralimentation. Inévitable, à l’instar du coupé cabriolet Ferrari California qui a franchi le pas, l’année dernière, avec sa version « T ».

La course effrénée à la puissance mais également les exigences des normes anti-pollution, ont obligé les jeunes ingénieurs « maison » à concevoir un bloc compact d’une cylindrée plus mesurée que celle de la 458. Exit donc le V8 4,5 litres Atmo, place au V8 3,9 litres bi-turbo.

Le cœur de cette 488 GTB s’expose toujours aussi fièrement sous son capot vitré, greffé désormais, de chaque côté, d’un turbo qui élargit la taille du moteur de 6 cm. Le nouveau bloc en alu développe 670 ch, dont le régime maxi culmine à 8000 tr/mn.

Un moteur Ferrari au rendement record

Avec quelque 760 Nm de couple à 3000 tr/mn, la nouvelle muse Ferrari distribue les 670 pur-sang italiens aux seules roues arrière, cent chevaux de plus que la 458 Italia !

Une puissance phénoménale transmise par une boîte F1 à double embrayage robotisée à 7 rapports. Son rendement est également impressionnant, 172 ch/litre, un record pour une Ferrari de route, alors que sa devancière n’obtenait que 127 ch/litre.

 

Un châssis en aluminium

 

ferrari 488 gtb2
Dessinée par le centre de style Ferrari, la carrosserie de la 488 GTB repose sur une structure intégralement réalisée en aluminium, gage de légèreté.

Mais qu’on se le dise, la 488 GTB n’est pas une simple évolution de la 458 : 85% de ses composants sont entièrement inédits. La nouvelle sportive a été dessinée exclusivement par le centre de style Ferrari. Pininfarina n’y a pas, encore une fois, apposé sa célèbre signature.

A peine plus longue de 2 cm, plus large de 4 cm, la GTB ne prend pas plus de hauteur sur les évènements que la 458.

Son châssis a été conçu intégralement en aluminium. Un gage de légèreté, de rigidité et de performance. L’italienne a enfilé la tenue de sport avec une jolie musculature de 1370 kg, dix de moins que l’Italia.

 

Une allure hargneuse pour la 488 GTB

 

Sa plastique paraît plus fluide que celle de son aînée. C’est un leurre. Plus on se rapproche d’elle, plus la 488 excite la rétine par ses galbes élaborés, son allure particulièrement hargneuse, ses lignes fuselées que l’expérience de la Formule 1 a largement contribué à initier.

Le châssis et la carrosserie, dans leur intégralité, participent pleinement à l’aérodynamisme complexe de cette sportive hors norme. Résultat, la GTB fournit 50% d’appuis supplémentaires, tout en réduisant la traînée grâce à un bouclier avant, bouche ouverte et béante, séparé par deux montants verticaux, comme pour mieux aspirer l’air.

 

ferrari 488 gtb3

 

 

Idem pour les deux extracteurs latéraux capables aussi de récupérer l’oxygène nécessaire au refroidissement du moteur.

La 488 GTB dispose d’un fond plat, rainuré par des vortex qui accélèrent la dispersion des flux, tout comme l’extracteur arrière actif : un «Flap» amovible propulse l’air de manière horizontale pour éviter toutes perturbations aérodynamiques.

Enfin, le toit participe à l’effort aérodynamique dont le dessin oriente la trainée vers un discret aileron, judicieusement intégré entre les deux optiques en forme d’obus. Une véritable œuvre d’art technique mis au service de la performance.

 

 

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